Les engagements toujours plus importants des jeunes pour la planète 

Le  lundi 12 août dernier, nous célébrions la journée de la jeunesse ! Un bon moment pour parler des engagements toujours plus importants des jeunes pour la planète généralement illustrés par la suédoise Greta Thunberg et ses manifestations du vendredi.

La génération qui sait et qui agit 

On ne peut plus le nier : l’écologie est un sujet de réflexion quotidien ! 

Impossible, de nos jours, de consulter un media d’informations sans avoir au moins une référence, un chiffre, ou un événement en rapport avec l’environnement et les conséquences de l’activité humaine sur notre planète.

Mais si la prise de conscience générale est plutôt récente et ne cesse de s’accélérer depuis quelques années, il est intéressant de se pencher sur le “quand”. Quel a été l’élément déclencheur qui a fait que la cause écologique est passée de justification vague pour les mauvaises actions des méchants dans les films à celle de conscience collective ? (on citera notamment le personnage de Walter Penn dans Ghostbuster en 1984, un des premiers méchants de l’histoire à détruire la moitié du New-York (par gaffe) à cause d’une volonté écologique trop poussée).

Justement, il semblerait que l’élément déclencheur soit un film ! Ou plutôt un documentaire : Une vérité qui dérange sorti en 2006 et présentant en grande partie un exposé multimédia de Al Gore sur le réchauffement climatique. Ce documentaire présentant des paysages dévastés par des catastrophes naturelles a favorisé une prise de conscience des problèmes climatiques. Il a donc heurté de plein fouet toute une génération d’enfants à qui il a été montré à l’école ou à la maison. S’ils auraient pu en rester là, cela n’a pas été le cas.

Ce sont malheureusement des évènements tragiques, notamment l’accélération des catastrophes naturelles depuis le tsunami de 2004, avec de plus en plus de tremblements de terre, de tornades, qui ont rendu impossible pour cette génération d’ignorer le problème écologique.

Nous sommes donc de nos jours en présence de la première génération qui sait : des enfants et des adultes qui ont grandi en sachant qu’il fallait changer le monde pour le sauver et que ça passerait par eux.

Des militants toujours plus jeunes

Et ces enfants et adultes ont eux-mêmes inspiré d’autres enfants, créant ainsi un effet boule de neige, qui aboutira à cette génération engagée et militante que nous connaissons. 

Il y a notamment parmi ces enfants une jeune femme qui sort particulièrement du lot, à tel point qu’elle est devenue la personnification de cette génération : il s’agit de de Greta Thunberg que nous mentionnions en introduction. À l’âge de 15 ans, cette militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique proteste devant le Parlement suédois contre l’inaction face au changement climatique malgré l’urgente nécessité d’agir. À la suite de cette action, elle initie, en novembre 2018, la Skolstrejk for klimatet (« grève de l’école pour le climat »).

Le mouvement se propage dans le monde entier après son discours à la conférence de Katowice de 2018 sur les changements climatiques (COP24), en décembre de la même année. Cette star des manifestations écologiques aux nombreuses prises de parole devant des hautes instances comme L’Assemblée Nationale française ou les Nations Unies est donc l’incarnation de ce mouvement des jeunes pour la sauvegarde environnementale. 

Mais quels sont les autres éléments de ces grèves scolaires du vendredi qui sont les démonstrations majeures de l’investissement écologique des étudiantsTout d’abord il faut stipuler que ces manifestations sont évidemment sans violence et annoncées à l’avance, il s’agit simplement pour ces jeunes de se retrouver pour se soutenir, parler de leur engagement et montrer aux médias et aux politiques leur investissement. Mais ce qui démarque réellement ces manifestations de toute les autres, c’est l’humour. En effet impossible de parler des grèves du vendredi sans parler des pancartes qui peuvent y être lues ! “Les calottes sont cuites” , “Halte au climassacre”, « Les Bronzés ne feront plus de ski… », « Ta planète, tu la préfères bleue ou saignante ? » ou encore “La fonte des glaces, c’est que dans le pastis ! ” sont des messages qui peuvent être lues lors de ces manifestations et qui permettent à ces jeunes de faire parler d’eux avec humour ! 

Quel avenir pour ces générations ?

On pourrait croire qu’une fois entrés dans la vie active, ces enfants pétris de bonnes intentions, mettent un voile sur leur jeunesse fougueuse et arrêtent de se préoccuper de l’environnement. Et bien loin s’en faut ! En France, le paysage entrepreneurial est truffé de ces jeunes qui, une fois devenus adultes et face à un modèle d’entreprises qui ne leur convient pas, ont préféré monter eux-même leur propre entreprise.

Nous voyons donc de plus en plus de start-up proposant des produits ou des alternatives plus écologiques : c’est le cas de Vegg’up par exemple. En effet, Vegg’up est jeune startup française, co-fondée par Salomé Tenenbaum et Robin Liétar en mai 2017 pour promouvoir l’alimentation végétale surtout pour son bénéfice environnemental. L’âge moyen de l’équipe est de 22 ans : nous sommes forcément aux premières loges pour être témoins des engagements des jeunes. Nous sommes notamment toujours assez impressionnés de voir la proportion de nos utilisateurs de moins de 20 ans qui nous contactent pour nous faire part de leur volonté de devenir végétariens avec une visée écologique. 

Et c’est une autre qualité de l’investissement des jeunes pour la sauvegarde environnementale : il est communicatif ! De plus en plus de parents suivent l’exemple de leurs enfants et diminuent la viande dans leurs alimentation ou décident de privilégier le vrac pour leur courses. Tant d’exemples qui ne peuvent que forcer le respect face à ces jeunes qui ont décidé de prendre à bras le corps le monde qui est le leur et d’essayer d’en tirer le meilleur. 

Pour conclure, à un moment où le réchauffement climatique devient une réalité toujours plus visible, l’engagement de tous ces jeunes redonne indéniablement de l’espoir. Néanmoins ces investissements soulèvent aussi des débats, notamment de la part des climatosceptiques. S’il y a de nombreux citoyens qui choisissent de faire face aux conséquences de l’activité humaines et au réchauffement climatique, beaucoup aussi choisissent de ne pas y croire. Ainsi même si de plus en plus de personnes de tous âges se mobilisent, il reste encore beaucoup de pédagogie à faire et le chemin est encore long avant d’arriver à une planète à nouveau saine.

veggupadmin

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