Alimentation végétale : impact sur l’environnement

Dans notre article qui exposait les raisons de devenir végétarien, nous avons mentionné l’impact environnemental très positif que l’alimentation végétale peut avoir sur notre planète. Mais quelle est la nature exacte de cet impact environnemental ? Pourquoi dit-on que l’alimentation végétale est plus durable et permet de protéger notre planète ? Voici les principaux impacts positifs de l’alimentation végétale.

Impact #1 : Réduction des émissions de gaz à effet de serre

Un petit peu de définitions

Lorsqu’on parle de gaz à effet de serre, on désigne en fait plusieurs gaz, et parmi eux le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4). Leur concentration dans l’atmosphère est en partie responsable de l’augmentation de la température terrestre, qui a de nombreuses conséquences négatives sur notre planète.

Alimentation omnivore et impact environnemental

On dit souvent que l’alimentation omnivore a un impact environnemental négatif, notamment car son empreinte carbone est importante. Il est préalablement important de comprendre que choisir une alimentation végétale plutôt qu’une alimentation omnivore n’est pas forcément comparable à choisir d’emprunter le vélo plutôt que la voiture. En effet, lorsque vous conduisez votre voiture, vous êtes directement responsable des emissions de gaz à effet de serre, et vous les réduisez vous même lorsque vous choisissez le vélo. Pour l’alimentation, l’impact environnemental est plus subtile. Ce n’est pas votre consommation directe qui entraine une émission de gaz à effet de serre : c’est l’industrie, que l’on alimente en consommant des produits d’origine animale, qui a un impact environnemental négatif. En effet, la FAO affirme que l’industrie de l’élevage génère 14,5% des emissions de gaz à effet de serre, soit davantage que le transport. Ce rapport est très souvent cité dans les articles de fond et par les spécialistes, car c’est l’étude environnementale la plus poussée qui existe à ce jour sur l’impact environnemental de l’élevage intensif.

Le site Shrink that footprint a illustré les émissions de carbone par personne en fonction de son régime. Il n’est pas étonnant que la viande d’élevage soit en grande partie responsable des émissions. En effet, les animaux eux même émettent beaucoup de méthane par exemple.

The Carbon Foodprints of Different Diets

 

Impact #2 : limitation de la consommation des ressources en eau

L’impact environnemental positif de l’alimentation végétale n’est pas seulement lié à la réduction des gaz à effet de serre. L’alimentation végétale est également beaucoup moins consommatrice d’eau que l’alimentation omnivore, car il faut une quantité d’eau bien moins importante pour produire une quantité équivalente de protéines végétales par rapport à des protéines animales. En effet, l’agriculture est responsable de 70% de la consommation mondiale d’eau (OCDE). Attention : ce chiffre englobe tout type d’agriculture, et pas seulement l’élevage animal. La culture céréalière, par exemple, est bien entendu consommatrice d’eau. Pour produire 1kg de boeuf, il faut 15 000L d’eau, tandis que pour produire 1kg de riz, il en faut seulement 300. Quand on prend une douche de 5 minutes, on consomme entre 30 et 80 litres d’eau. Donc quand on mange un steak de 250g, c’est comme si on prenait entre 46 et 126 douches. Ça fait quand même beaucoup d’eau…

Mais là encore, il y a une subtilité. Vous vous dites peut être qu’on arrose davantage les plantes que les animaux. Vous avez tout à fait raison. La consommation des ressources en eau par l’élevage est indirecte. S’il faut autant d’eau pour produire un kilo de boeuf, ce n’est pas parce qu’un boeuf boit beaucoup : c’est parce qu’il mange beaucoup ! On estime qu’il faut entre 7 et 16kg de céréales pour produire un kilo de boeuf. Comme il faut à chaque fois une quantité d’eau importante pour produire ces kilos de céréales, ce qu’on appelle l’empreinte eau d’un kilo de boeuf est nécessairement très supérieure.

Notez aussi que 2/3 des surfaces agricoles cultivées servent aujourd’hui à élever les animaux ou à les nourrir. Cela laisse songeur quand on sait que nourrir 9 milliards d’humains en 2050 représente un véritable défi. Mais nous nous égarons, car ce n’est pas le thème de cet article … 🙂 

Impact #3 : réduction de la déforestation

Et oui ! Logique nous direz-vous : pour l’élevage, il faut de grandes surfaces. Et pour trouver de grandes surfaces, une fois que la plupart sont occupées, il faut mettre à profit des terres qui n’étaient pas destinées à accueillir les animaux. La déforestation est en effet un impact environnemental très important de l’élevage intensif.

Le documentaire Cowspiracy met en évidence que la destruction de la forêt amazonienne est causée en grande partie par l’élevage intensif, qui détruit la forêt pour y installer des terres exploitables. La FAO a en effet souligné que l’élevage était un des facteur clé de déforestation de la forêt Amazonienne. Là encore, la déforestation peut être directement liée à la création de pâturage, ou à l’implantation de récoltes de soja pour nourrir les animaux.

Il faut néanmoins souligner que l’élevage n’est pas le seul impact de la déforestation de la forêt amazonienne. Par ailleurs, il est vrai qu’en France nous consommons peu de viande qui vient de cette région. Si vous consommez encore de la viande dont la provenance est française, la déforestation ne fait à priori pas partie de l’impact environnemental. Il est vrai que c’est un impact plus indirect, et on peut avoir du mal à être touché par ce problème. Pour autant, la  déforestation est le résultat d’une demande des consommateurs en viande et autres produits d’origine animale. Cette demande augmente, et même si on fait attention à la provenance de la viande, on y contribue.

Sources :

Rapport FAO De 2006 : http://www.fao.org/newsroom/en/news/2006/1000448/index.html

Ressources en eau dans l’agriculture, OCDE : http://www.oecd.org/fr/agriculture/49862427.pdf

Empreinte eau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_eau#cite_note-8

Empreinte eau : http://waterfootprint.org/media/downloads/Report-48-WaterFootprint-AnimalProducts-Vol1.pdf

Occupation des terres agricoles pour les animaux : https://www.viande.info/elevage-viande-sous-alimentation

Rapport de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture : fao.org/3/a-i5555e.pdf

Salomé
Salomé
Je suis la co-fondatrice de Vegg'up et je suis fascinée par l'influence de notre alimentation sur notre santé et notre environnement extérieur. J'aime donc partager avec les vegg'upers des conseils pour avoir une alimentation saine et respectueuse de la planète tout en se faisant plaisir !

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